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Les moyens pédagogiques de l’éducation

Dans chaque situation il y a toujours plusieurs façons d’agir. On doit toujours choisir et le choix se fait le plus souvent instinctivement, sans y trop réfléchir. Mais cela ne signifie pas que la façon d’agir choisie soit la meilleure, la plus efficace.

Pour en choisir toujours optimale il faut bien prendre en compte les plus et les inconvénients de chaque méthode :

1) La méthode appelée « confiance avancée » est l’approche à un enfant avec une hypothèse optimiste, une confiance en ses forces et ses capacités, un espoir en succès à venir. C'est-à-dire que vous manifestez par tous les moyens votre confiance en enfant. Vous rejetez d’avance toute pensée qu’il puisse ne pas réussir. Vous lui déléguez sa part de responsabilité et il l’assume avec plaisir. Dans cette situation l’enfant se sent obligé d’approuver votre confiance. D’où le sens de responsabilité élevé et le désir de faire tout son possible. Cette méthode est très efficace, surtout avec les enfants prédisposés au sens de l’infériorité, envahis d’incertitude. Mais attention aux enfants qui sont trop surs d’eux-mêmes. Dans ce cas cette méthode peut jouer un mauvais tour, provoquer le sens de la supériorité et nuire au développement de l’enfant. En effet s’il est déjà si parfait, à quoi bon faire des efforts de plus pour avancer ? Il va alors reproduire ce pour quoi vous l’avez déjà loué. Pour conclure, cette méthode marche très bien, mais à utiliser avec modération. Et bien sûr, malgré toute la confiance complète, il ne faut pas abandonner l’enfant, si la tâche à réaliser est suffisamment compliquée. Il serait toujours bien non seulement de le surveiller en cachette, mais de venir immédiatement à l’aide dès qu’il en ait besoin.

2) « Pardon généreux ». Imaginez, l’enfant à fait une bêtise, mais au lieu de vous fâcher ou le disputer ou le punir, vous faites des gestes et des expressions démontrant votre déception, parce que l’échec était inévitable, parce que l’enfant était faible, incapable, insuffisant etc. Comment cela marche ? Vous lancez un défit, et bien évidemment l’enfant relève votre gant. Vous provoquez un désir très fort de réussir à tout prix pour prouver que vous vous étiez trompé sur son compte. Il va faire tout son possible de toutes ses forces pour obtenir un bon résultat. Cette méthode est aussi très efficace. Mais elle est plutôt négative. Vous manifestez votre méfiance et c’est trop fort. Cette attitude peut blesser l’enfant. Il faut surtout l’éviter avec les enfants sensibles. Et ne pas abuser de ce moyen pour ne pas provoquer l’apparition du sens de l’infériorité chez l’enfant.

3) « Compromis » est la méthode de recherche d’une solution ensemble avec l’enfant, avec des concessions mutuelles et le respect de sa personnalité. Vous invitez l’enfant à discuter pour élaborer un projet, vous lui donnez la parole et vous prenez en compte son opinion, vous écoutez attentivement ses propositions et à la fin vous prenez une décision en accentuant que ce soit votre solution commune. Sans moindre doute, cette méthode est une des meilleures. Une attitude pareil favorise le développement de votre enfant en tant que personnalité, ayant sa propre opinion, sachant l’argumenter et la défendre, écouter son adversaire dans une discussion et de travailler en équipe. Mais une discussion pareille prend du temps et on ne peut pas y recourir à chaque fois. Mais dans des questions plus ou moins importantes elle est bien conseillée.

4) « Approche positive ». Cette méthode est caractérisée par l’intention de toujours chercher en tout des côtés positifs. On sait bien que chaque événement a toujours un côté négatif, et un côté positif. Rappelez-vous le fameux verre d’eau à moitié plein ou à moitié vide. S’il est à moitié vide, alors vous êtes pessimiste, et le monde est plutôt noir pour vous. Mais si on est disposé de le percevoir comme à moitié plein, la vie est en rose. Si vous avez un bol de fraise, vous pouvez en manger en en prenant à chaque fois la meilleure baie. Comme cela chaque fois vous éprouvez des émotions positives, car c’est toujours la meilleure qui est à vous. Et il y des gens qui commence à en manger toujours par les pires pour y arriver aux meilleures. Mais comme cela on n’aura qu’une seule fraise pour se réjouir, la meilleure et la dernière… N’exerçons-nous souvent pas la même approche à notre propre vie en laissant la joie de vivre à plus tard, quand quelques problèmes (même importants !) soient régularisés ? En éduquant votre enfant en positivisme, vous élevez un optimiste qui saura être heureux dans toutes les conditions.












5) « Réservation de l’enfant en solitude », la méthode qui prévoie de ne pas discuter la faute de l’enfant ni de dire son opinion, mais lui laisser à former sa propre opinion et d’en tirer une conclusion par lui-même. Des fois on pratique cela en mettant l’enfant dans un coin. Ce n’est pas si mauvais si l’enfant est vraiment capable d’élaborer son opinion. Mais il arrive souvent que l’enfant ne comprend même pas, pourquoi il est puni. Vous lui avez interdis quelque chose, mais il a insisté. Et quand à la trente-et-unième fois votre patience explose et vous mettez le petit dans un coin sans expliquer pourquoi, il se sent vexé par votre colère, car il a déjà effectivement oublié que quelque chose lui était interdite. Pourquoi malgré votre interdiction il a quand même pu le faire trente fois, et pas pour la trente-et-unième ? L’enfant se sent abandonné, malheureux… Si vous utilisez cette méthode, il faut veiller à ce que ce ne soit pas abandonner ni quitter l’enfant mais juste le laisser en tranquillité en lui proposant de réfléchir sur son comportement. Mais pas trop longtemps. Parlez-vous-en juste après, demandez-lui ce qu’il en pense et expliquez ensuite en quoi il avait tort. Ne vous contentez pas d’un simple « pardon », il faut absolument que l’enfant formule par lui-même ce qui n’était pas bien et ce qu’il projette en faire par la suite.

6) « Renforcement positif » c’est une action qui réconfort l’enfant, qui renforce sa satisfaction de ses actions, cela peut être une note positive, votre réaction émotionnelle, l’approbation de ses actions, votre enthousiasme, un geste amical, une rémunération quelconque (un bonbon, de l’argent dans son tirelire, un jouet etc.). Cette méthode fonctionne bien, sauf que si vous la pratiquez souvent, l’enfant attendra cette réaction de votre part à chaque fois. Par exemple il va répéter la même plaisanterie plusieurs fois, parce que la dernière fois cette plaisanterie a mérité les suffrages du publique… Mais si une fois vous ne réagissez plus autant, l’enfant comprendra qu’il n’ait pas réussi. Il vaut mieux compléter cette méthode avec des autres, comme cela l’enfant ne se concentrera trop sur vos gestes.

7) « Situation du succès », c’est une situation soigneusement préparée, où l’enfant ne peut pas échouer. Un soutien moral, des préparatifs effectués ensemble avant d’aborder l’affaire principale, l’assistance pour une intervention probable au cas où, et surtout la reconnaissance des qualités et des réussites de l’enfant. Cette méthode est appréciée pour ce qu’elle forme une auto-évaluation positive et stimule l’activité positive par la suite. Mais il faut ne pas oublier, qu’il est également important d’apprendre à l’enfant à perdre. Pour qu’une fois confronté à l’échec dans la vie il ne se perde pas et tienne bien le coup.

8) « Moi-message » c’est une estimation de la situation et du comportement de l’enfant par le biais des émotions de celui qui parle. C’est-à-dire qu’au lieu de dire « tu » : « Tu est comme … » ou « Tu as fait …. », on dit : « je » : « Je suis… (contente/déçue/fière etc.) ». Qu’est-ce que cela change ? Visiblement pas grande chose, mais, si on dit : « Je suis déçue de ton comportement » ce n’est pas du tout la même chose que « Tu es méchant ». La position « je » laisse toujours à l’enfant une chance de se réhabiliter. Le « moi-message » sous-entend : je suis là pour toi, je te soutiens, je partage tes sentiments, j’espère pour toi et si je dis cela, je peux éventuellement me tromper… Cette méthode ne nuit pas à l’auto-évaluation positive de l’enfant et le motive de changer son comportement de façon de ne plus décevoir etc.

9) « Toi-message » est encore une estimation pédagogique qui consiste en supposition ou en explication des causes d’une action de l’enfant. A noter : surtout éviter les énonciations qui attribuent à l’enfant une mauvaise qualité ou l’accusent de mauvaises intentions. Sinon si vous lui dites souvent : « Tu es méchant », un jour il pourra vous croire et le devenir… Donc cela devrait être des phrases de type : «Tu avais évidemment eu/fait/pensé etc.)...». Cela donne à l’enfant la compréhension que, malgré ce qu’il a commis, vous l’aimez toujours, vous le soutenez, vous êtes de son côté, vous l’excusez et vous lui laissez la chance de réessayer et de réussir enfin.

10) « Contact visuel » est encore un moyen de communication non verbal. Sans rien dire on se comprend en se regardant. On peut y exprimer tout ce qu’on veut : de la colère et l’indignation jusqu’à l’enthousiasme et l’inspiration. Mais de toute façon c’est un geste d’intimité, qui prouve votre amour et votre soutien.

11) Une fine allusion c’est une influence indirecte qui provoque une réaction adéquate sans le dire directement, sans que les autres comprennent de quoi il s’agit. C’est un moyen léger, souvent efficace, mais il vaut mieux quand même que tout soit dit, pour ne pas laisser moindre incompréhension.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. Mais de toutes les méthodes il faut toujours opter pour celle qui renforce votre contact et votre compréhension mutuelle avec l’enfant, ne le vexe pas. Et surtout il vaut mieux expliquer toujours votre opinion et vos raisons parce que pour l’enfant cela n’est pas aussi évident et sans comprendre il en souffre plusieurs fois plus que vous n’imaginez même pas.


Par Svetlana Ermakova, rédactrice en chef, docteur en sciences de l'éducation

Enfants