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Enfant-tyran ou enfant hyperactif ?


Votre enfant ne vous laisse pas une minute de repos ? Il s’irrite vite ? Il est capricieux ? Il cherche à battre les autres enfants ? Vous avez souvent honte de sa conduite ? Alors vous devez agir immédiatement, votre enfant a besoin de votre aide !

Enfant hyperactif

Tout d’abord il faut consulter le médecin pour exclure des problèmes de nerf, l’hyperactivité. Si c’est le cas, suivez soigneusement le traitement.

Et soyez patiente, le travail principal est à vous :

1. Respectez le régime de la journée. Épargnez votre enfant du surdosage de nouvelles émotions. Cela ne signifie pas l’enfermer à la maison, tout simplement, laissez-le se reposer de temps en temps. Même s’il vous semble qu’il n’est jamais fatigué, les enfants hyperactifs s’épuisent vite, tout simplement leur réaction à la fatigue se manifeste comme caprices, agressivité, excitation.

2. Soyez tranquille et gardez votre maîtrise de vous-même. Une fois la punition est prononcée, il faut la réaliser à tout prix. Avec la colère, les cris et vos larmes vous ne pourrez jamais aider votre enfant.

3. Il ne faut pas critiquer ou gronder votre enfant en public, parce que les enfants hyperactifs sont très sensibles à la critique et leur auto-évaluation souffre beaucoup des reproches des adultes.

4. N’exigez pas l’impossible. Les enfants hyperactifs ne peuvent pas rester assis et faire les puzzles de 1000 morceaux en même temps. Certainement, ils peuvent le faire, mais à part. Si vous jouez à la balle c’est un cas pour apprendre à être plus attentif. Vous dessinez, alors habituez-le à l’assiduité. Ne lui reprochez pas ce qu’il lui est trop difficile de ne pas bouger.

5. Si le temps pendant lequel il reste au travail est beaucoup moins par rapport au temps que vous mettez pour le faire travailler, utilisez un minuteur en disant qu’il pourra jouer 15 minutes plus tard, mais pendant ce quart d’heure il doit s’occuper bien de son travail. Augmentez peu à peu le temps du travail.

6. Si votre enfant est agressif, imposez le tabou à l’agression par rapport à vous, ne pratiquez pas de punitions corporels. S’il essaie de vous taper, retenez ses mains dans les vôtres, faites-le comprendre que vous êtes plus forte, mais ne lui faites pas mal.

7. Ne le surchargez pas d’exigences. D’abord expliquez ce qu’il peut faire, et c’est après que vous pouvez imposez des interdictions. Les enfants hyperactifs sont souvent immergés dans les règles innombrables, leur réaction naturelle y sera une révolte violente.

8. Appréciez le moindre succès de votre enfant, n’oubliez pas de lui dire que vous l’aimez le plus souvent possible. Et sachez qu’il se fatigue de son agitation autant que vous.

Petit tyran

Mais si votre enfant n’est pas malade, il faut prendre les mesures immédiates, parce que la conduite de votre enfant représente un danger pour sa propre vie. Il fait des crises ne nerfs, il hurle dans les magasins en exigeant d’acheter quoi que ce soit ? Il va n’importe où et il risque de se faire mal, voire même se tuer ? Il organise la vie de la famille à sa façon, il dirige tout le monde? Il n’a pas d’amis, parce que les enfants ne supportent pas qu’il instaure ses règles à lui. Tout le monde se plaint de sa conduite à l’école ? (Certains parents sont même fiers de ce que leur enfant arrive à obtenir tout ce qu’il veut déjà à cet âge !) Il ne vous obéit pas ? Vous vous sentez absolument impuissant, incapable de gérer la situation ? Vous cédez chaque fois quand il commence à pleurer ou à hurler ? Ce petit tyran vous manipule.

Quand un enfant se transforme à un petit tyran il faut comprendre toutes les conséquences de cette situation. Notamment, que ce ne sont que les parents qui sont responsables de ce que leur enfant devient un monstre. Est-ce que les parents peuvent changer la situation, y remédier ? L’enfant ne naît pas tyran, il le devient peu à peu, en testant chaque fois les limites de ce qui lui est autorisé par ses parents. Chaque fois il conquiert de « nouveaux territoires » où il se sent seigneur de l’Univers. Il cherche à en obtenir de plus en plus, en réagissant douloureusement à chaque moindre résistance à sa volonté, en faisant des attaques de nerfs, il chantage ses parents, en aboutissant par son comportement inconvénient à ses propres objectifs. Cela commence par des choses tout à fait innocentes : l’enfant ne veut pas finir ce que vous lui avez servi à manger. La prochaine fois il ne veut pas manger ce que vous lui servez. Puis il ne veut manger que ce qu’il veut. Et les parents n’osent pas de lui refuser...











Un autre exemple. D’abord les parents ne peuvent pas interdire de jouer à la balle à la maison ou de sauter sur le lit ; et un peu plus tard il grimpe sur le placard ou se promène sur l’appui de la fenêtre ouverte et il n’y a plus personne dans la famille que le petit empereur puisse écouter et descendre doucement de la fenêtre.

C’est même dangereux que l’enfant se croie principal et n’obéisse à personne. S’il hurle à la maison, les parents se renoncent de la promenade ou ils font ce qu’il veut. Mais s’il commence à hurler dans la rue, sur une voie de circulation ? Son inobéissance devient une menace réelle et non seulement à sa propre vie ou santé.

En outre, en obtenant davantage du pouvoir ces enfants deviennent de plus en plus inquiets, ils sont soumis aux peurs, aux cauchemars. Cela est dû à ce que l’enfant n’est pas capable de prévoir les conséquences de ses actes, il ne peut pas arriver à gérer ce pouvoir énorme que vous lui aviez cédé. Ces enfants se blessent souvent, ils provoquent des émotions négatives très fortes de leurs parents qui leur font peur. L’enfant ce retrouve dans un piège : d’un côté il aime ce pouvoir, aime faire ce qu’il veut et voir ses parents lui céder ; mais de l’autre côté il en a mal, il éprouve de la douleur, et subit de l’irritation et de la colère de la part des adultes.

Les petits tyrans n’aiment pas faire ce qui ne leur plait pas, ce qui exige des efforts, de la patience, de l’assiduité. Ils s’énervent s’ils ne réussissent pas quoi que ce soit. Il est trop difficile de leur apprendre quelque chose, à faire des lacets, par exemple, sans parler de lire ou écrire... Et cela aggrave leur vie sociale, empêchant la formation et le développement normal. Les autres enfants refusent de jouer avec eux, car ils ne veulent pas partager les jouets, ils ne reconnaissent aucune règle sauf instaurées par eux-mêmes. Donc ils se sentent seuls, abandonnés, toujours critiqués et ils attaquent tous qui ne se comportent pas avec eux de façon à laquelle ils sont habitués. Les parents ayant transféré une partie de leurs pouvoirs, s’habituent au rôle de sa suite en voyant que l’enfant prend beaucoup de décisions tout seul, lui transmettent une partie de leur propre responsabilité pour l’éducation de l’enfant. Et l’enfant n’est pas capable de s’acquitter de cette responsabilité, il essaie de prendre les décisions sans pourvoir y réfléchir et en prévoir toutes les conséquences.

Les « petits tyrans » grandissent dans des familles très différentes. Cela ne dépend ni de niveau matériel de la famille, ni de la santé de l’enfant, ni de la présence de son père dans la famille, ni de quoi que ce soit d’autre. Une fois les parents commencent à céder à l’enfant et ensuite ils n’arrivent plus à résister à sa pression. Tous les enfants sont très bons psychologues et commencent très vite à comprendre comment aboutir à obtenir quelque chose. Ils apprennent à manipuler. On peut rechercher des causes de cette situation, mais il est beaucoup plus important d’en trouver une issue.

Comment enlever à l’enfant ce pouvoir dont il n’a pas besoin, en rendant en même temps sa vie plus heureuse ?

Premièrement, les parents doivent retenir bien que leur enfant est petit et il n’est pas capable d’être responsable de lui-même. Et c’est pour cette raison que l’éducation et le soin de l’enfant restent toujours à la charge des parents. Ils doivent ne pas oublier que ce sont eux qui commandent dans la famille et s’ils ont pris quelque décision, ils peuvent et doivent y insister.

Bien évidemment cela ne plaira pas au petit tyran, il va révolter, il luttera pour son pouvoir, par tous les moyens. Et il faut y être prêts ! Et apprendre à résister, à ne pas céder ! Une petite astuce pour arrêter des hurlements : demandez à votre enfant d’hurler plus fort parce que cela vous fait plaisir. Bien sûr il sera stupéfait d’une demande pareille de votre part : enfin, ce n’est pas pour vous faire plaisir qu’il hurle! Sans doute il arrêtera très vite. Cela ne peut pas marcher longtemps. Bientôt il comprendra votre rusée. Mais vous pourrez alors apprendre à ne pas réagir à ses caprices. Et si ses actions (les caprices, les hurlement, ses pleurs etc. - ce qui marche avec vous) ne vous énervent pas (c’est juste cela que le petit tyran cherche), il va bien vite arrêter aussi. Cela ne sert à rien de continuer si vous ne réagissez pas.

De toute façon, si les parents veulent du bien à leur enfant, s’ils sont consécutifs, s’ils sont décisifs, l’enfant cède assez vite ses positions, en se transformant d’un tyran en un enfant normal et surtout heureux.

Il faut commencer « la guerre » à la maison, loin des témoins possibles, parce que une fois la guerre commencée il faut aller jusqu’au bout, sinon vous ferez pire, comme si vous amputiez une patte malade à un chien par de petits bouts juste par pitié.

C’est aux adultes de rétablir leurs positions et leur autorité pour que leur enfant se sente tranquille et assuré à côté des parents qui l’aiment.


Par Svetlana Ermakova, rédactrice en chef, docteur en sciences de l'éducation