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Qu’est-ce qui distingue une vraie œuvre d’art ?


Picasso, Matis, Kandinsky, Malevitch… Plusieurs diront que ce ne soit pas de l’art, que n’importe qui pourrait en fabriquer pareil, même un petit enfant ! Il vous est déjà arrivé d’entendre ce genre de paroles? Ou peut-être même en prononcer ?

Où est la différence entre un travail bien fait d’artisan et une vraie œuvre d’art ? Est-ce que le dessin d’un enfant est un art ? Ses parents s’exclameront : Bien sûr ! Même pour le premier dessin, quand leur bébé tient à peine le crayon. Sans doutes, le processus de dessiner ou de peindre est une activité artistique, mais malheureusement, le résultat ne l’est toujours pas.

Alors, on prend un autre exemple. Léonard da Vinci était enfant lui aussi, et même si son génie exceptionnel n’est pas à douter, son tout premier dessin apparemment était aussi loin d’être digne de se nommer œuvre d’art.

Alors où est cette frontière en franchissant laquelle d’un jour à l’autre, d’un dessin à l’autre on passe de l’artisan, de l’amateur à l’artiste ? Qu’est-ce qui distingue une vraie œuvre d’art d’un travail bien fait ?

Il faut reconnaître que le phénomène de l’opinion publique, la mode, l’éducation, y jouent leur rôle considérable, un peu pareil comme pour la publicité. On s’habitue à ce qui est beau et à ce qui est mauvais, on l’accepte en enfance sans même y réfléchir, ni se donner la peine d’en faire sa propre opinion, de façon comme on sait que la neige est blanche et le ciel est bleu, même si on sait que souvent ce n’est pas juste. C’est pour cela, à cause de ces stéréotypes on sait un peu tout sur tout a priori, avant d’en prendre connaissance.  

Si quelque chose d’extraordinaire apparaît, l’opinion publique dépend souvent des occasions, des mal-entendus etc. Rappelez-vous « Les Fruits d’or » de Nathalie Sarrautte. Il suffit que quelqu’un dont l’avis est plus ou moins important se prononce en hésitant plutôt pour, et les autres toujours en hésitant commencent à le soutenir. Et il faut du temps pour comprendre que le roi était nu... Dans le cas où un nouveau mouvement ou une nouvelle tendance apparaissent, et il n’existe encore pas de règle, d’évaluation, de critique, il est vraiment très compliqué de distinguer le bien du mal. Rappelez-vous combien d’artistes actuellement reconnus dans le monde entier sont morts dans la misère parce que l’opinion publique de leur époque n’avait pas reconnu leur talent... Quand une nouvelle grande vague se montre il y a toujours de l’écume qui se forme à la surface. Et ce n’est qu’avec le temps qu’elle fond et le principal, l’important ressort.

Et néanmoins, il y a un critère très simple qui permet évaluer une oeuvre d’art : c’est le sentiment que l’auteur arrive à provoquer chez son spectateur. Si en contemplant une œuvre on ressent quelque chose qu’on n’avait pas avant, si cela fait naître une émotion, si cela bouge la conscience et les sentiments, c’est là l’œuvre d’art.

Cela peut nous plaire ou ne pas plaire. Pourquoi ? Où en sont les raisons ? Pourquoi une chose nous émue et l’autre laisse absolument indifférent ? Bien sûr il existe les lois de l’harmonie, le chiffre d’or, les proportions idéales qui sont perçus comme familiers, qui évoquent une bonne attitude, qui favorisent un sentiment de réconfort.




















Il existe même de certaines régularités de la perception des gens élevés dans des conditions ressemblantes, ayant les mêmes connaissances culturelles de fond, les mêmes associations, ayant regardé les mêmes BD, films, dessins animés... Mais si c’était si simple il serait alors trop facile de devenir artiste génial. Il suffirait alors juste de soumettre sa création à quelques conditions élaborées...

Mais non, il faut encore savoir sentir et surtout suggérer, transmettre ses propres sentiments aux autres, les « contaminer » de ses propres émotions. C’est là un vrai art.

Qui a dit que l’artiste doit refléter la réalité le plus exactement possible ?

L’auteur a le droit de s’exprimer de la façon qui lui convient le plus à son choix. Et s’il arrive à toucher à nos cœurs, si sa création fait travailler nos cerveaux, nos sentiments, c’est alors qu’on peut confirmer que son œuvre a réussi.

Il y a bien évidemment ceux qui croient leur opinion la vérité absolue, qui ayant jeté un coup d’œil sur une création affirment sans moindre hésitation qu’elle soit nulle. Il vaudrait mieux y appliquer la règle de la présomption, d’en prendre connaissance de plus près, d’essayer de comprendre ce qui avait fait l’auteur de s’exprimer de cette façon-là avant de juger. Et si on n’est pas expert il serait peut-être plus convenable de dire que telle ou telle oeuvre ne vous plaît pas au lieu de l’évaluer comme nulle.

Pour en faire des idées il faut d’abord étudier l’objet. Ce que nous vous invitons à faire dans la rubrique « Réflexions devant un tableau... »

Par Svetlana Ermakova, rédactrice en chef,

docteur en sciences de l'éducation



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A propos des Beaux-Arts

Réflexions devant un tableau :

Karl Brioullov. Dernier jour de Pompéi


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